JE N’AI PAS BOUGE

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Chanson de Fabien BLANC



Chansons françaises engagées, j’explore les facettes du rock pour mettre en valeur mes textes et mes parties de guitare.

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L'histoire de la chanson

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher,
il ne restait plus personne
pour protester. »

Les paroles  de la chanson

Les mains frigorifiées, tremblantes dans ses gants 
Le chalu’ rentre au port en tanguant lentement 
La mer n’a jamais eu pour lui aucun secret 
Mais c’est la dernière fois qu’il remonte le filet 
Marchant seul sur le port il repense à son père 
Quand plus de cent navires chaque jour prenaient la mer 
Quand les marins chantaient dans les bars tard le soir 
Retrouvant leur compagne le cœur empli d’espoir 

Mais ce soir licencié marchant seul sur ce quai 
D’un port de pêche fermé et son rêve envolé 

Il pense alors à son voisin agriculteur 
La traite quotidienne, debout depuis cinq heures 
Se tuant au travail pour quelques fifrelins 
Il fut trouvé pendu dans sa grange un matin 

Au nom d’un libre échange 
Ils ruinent nos producteurs 
Mais dans ce monde qui change 
A chacun sa part de malheur 
Je ne suis ni pêcheur, ni agriculteur 
Je n’ai pas bougé de devant mon téléviseur 

Les mains déformées, les poings serrés dans ses gants 
La dernière coulée sort du four lentement 
L’acier pour sa famille n’a jamais eu de mystère 
Une dernière fois, il raccroche son bleu au vestiaire 
Marchant seul dans la rue il repense à son père 
Quand par millier les prolos prenaient leur poste fiers 
Débriefing à la pause, devant un café noir 
Puis retour au boulot le cœur empli d’espoir 

Mais ce soir licencié errant dans les allées 
D’un entrepôt fermé et son rêve brisé 

Il pense alors à son frère pseudo artiste engagé 
Qui avait un tas d’idées, qui voulait tout casser 
Se retrouvant plus bas que terre le nez dans la chopine 
Sa femme a foutu le camp avec ses deux gamines 

Signés dans notre dos 
Et saignant nos entreprises 
Ces traités qui nous tuent d’en haut 
Mais à qui profite la crise? 
Je ne suis ni ouvrier, encore moins un chanteur 
Je n’ai pas bougé de devant mon téléviseur 

Les mains desséchées, encore blanchies par la craie 
L’adieu d’un étudiant fermant la porte en sortant 
Chacun de ces grands livres n’ont plus aucun secret 
Une dernière fois, elle les feuillette en souriant 
Se rappelant chaque nom, d’échecs en réussites 
Devant des photos de classe qu’elle sort d’un tiroir 
Mettant un point d’honneur au respect, au mérite 
La clairvoyance d’esprit et la soif de savoir 

Mais ce soir effondrée pleurant dans ce couloir 
De cette école fermée où plane le désespoir 

Elle pense à ce gendarme dont parlent les quotidiens 
Qui a sacrifié sa vie pour sauver un gamin 
Politiques pétrolières, médias et corruption 
Font de nos bienfaiteurs de la chair à canon 

Réformes et restrictions 
Ruinant nos services publics 
Bradant l’histoire d’une nation 
Pour faire régner la loi du fric 
Je ne suis pas un flic, ni même professeur 
Je n’ai pas bougé de devant mon téléviseur 

Qui bâtira demain, de quoi vais-je me nourrir? 
Qui écrira la suite, qui chantera l’avenir? 
Qui m’enseignera l’amour et soignera mes blessures? 
Qui défendra mes droits dans cette forfaiture? 

Serais-je dans ma tour d’ivoire hors d’atteinte toujours? 
Quand la menace viendra qui me portera à mon secours? 
Il n’est jamais trop tard pour éteindre nos écrans 
Que ne flotte plus ce soir ce court poème d’antan… 

(Quand ils ont ruiné la pèche et l’agriculture 
Je n’ai pas bougé, je n’étais pas producteur 
Quand ils ont détruit l’industrie et la culture 
Je n’ai pas bougé, je n’étais ni ouvrier ni auteur 
Quand les écoles ont fermé et les acquis bradés 
Je n’étais pas fonctionnaire, je n’ai pas bougé 
Puis quand c’est à moi qu’ils se sont attaqué… 
J’étais seul! Plus personne n’était là pour me protéger…) 

Tout ce qui nous divise 
Écartons-le un instant 
Ayons pour seule devise 
D’être humain tout simplement 

Je ne suis pas pêcheur, ni agriculteur 
Je ne suis ni ouvrier, encore moins un chanteur 
Je ne suis pas un flic, ni même professeur 
Mais pour ne pas être seul quand viendra mon heure 

Je vais bouger de devant ce putain de téléviseur 
Je vais bouger avant qu’il ne soit plus l’heure 
Il n’est jamais trop tard pour éteindre nos écrans 
Que ne flotte plus ce soir ce court poème d’antan 

Tout ce qui nous divise Oublions-le un instant 
Ayons pour seule devise D’être humain tout simplement

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