Demon

rock chanson française

706 Points

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles
Vous devez être connecté pour Voter.
Connexion / Inscription
Loading…
Les textes de Demon dansent sur la brèche, magnifient nos blessures et s’invitent sur les chemins sinueux d‘un Thiéfaine ou d’un Bashung, là où la poésie nous console de vivre.
Genre Musical
Pays – France
Localité92 – Hauts-de-Seine

Vidéo de  Demon

Partagez
Commentez
Notez
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Les Meilleures Chansons de  Demon

Tout savoir sur Demon

Demon

« L’art donne à la vie la peine d’être vécue »

Demon, alias Grégoire Cuvier, nait à Paris de l’union de deux familles de petite bourgeoisie déchue. Sa famille quitte Paris l’année de ses neuf ans pour aller vivre dans un petit village de Touraine. Un bouleversement pour le gamin qui se retrouve du jour au lendemain dans un petit village de campagne hostile au parisien qu’il est. Il grandira là avec un sentiment d’exil et d’isolement.

Ses parents n’écoutent plus de musique à ce moment de leur vie. Leur fils retrouve dans le grenier la vieille chaine hifi stéréo de son père et une collection de vinyles qui vont lui offrir ses premiers émois musicaux : George Harrison, T-Rex, The Who, Janis Joplin ou bien encore Crosby, Stil, Nash and Young.

À 16 ans, il s’improvise bassiste dans un groupe de rock, The No Ducks, qui écrit  et compose ses propres compos, mêlées à des reprises de Black Sabbath, Lynyrd Skynyrd, Led Zeppelin, ou encore AC/DC.

Il écoute abondamment Hubert-Félix Thiéfaine et Noir désir, Mano Solo et les Têtes Raides, Nirvana bien-sûr, et quelques groupes punks comme Ludwig von 88 ou les Berruriers noirs. Il apprend la guitare sur une vieille nylon, inscrivant subrepticement dans son ADN la chanson rock.

À la même époque il écrit des poèmes dont il est l’unique lecteur, des textes dont il ne soupçonne pas encore qu’ils deviendront la matière première de ses chansons. Enfermé dans son exil rural, avec un père absent et auprès d’une mère malade, il rêve d’une vie d’artiste mais se sent pieds et poings liés aux confins du monde.

À l’aube de ses 17 ans sa vie bascule quand sa mère se suicide. Un ras-de-marée qui inonde le reste de sa vie, un Tsunami intime qui conditionne l’existence, le rapport au monde, aux autres, à soi, à sa propre histoire. Un de ces bouleversements fondateurs qui vous définissent. Les années qui suivent seront troubles et violentes, une perdition, une errance intime. Il se rafistole une vie bancale où encore une fois il est difficile de trouver une place juste.

C’est la rencontre impromptue du théâtre, quelques années plus tard, qui viendra chambarder cette vie vide de sens. Alors animateur socio-culturel auprès des gens du voyage et dans des écoles maternelles et primaires, une rencontre artistique à travers le théâtre lui fait soudain prendre conscience de la puissance cathartique de l’art. Bouleversé, revenir à lui-même devient impérieux. Il referme alors la parenthèse tourangelle qui lui a été imposée dix ans plus tôt et rejoint Paris, sa ville natale. 

C’est un retour aux sources, une reconnexion à sa propre histoire qui lui ouvre la voie de l’espérance et le champ des possibles.

Des années de théâtre se déploient. Une formation éclectique d’acteur à travers le répertoire classique et contemporain, l’improvisation, le clown, le jeu masqué, la danse… autant de disciplines qui le nourrissent et le font grandir. Quelques années acteur, il développe ensuite son propre travail d’auteur-metteur en scène au sein de sa compagnie, le Théâtre de chair. Partagé entre recherche théâtrale, écriture et mise en scène de ses propres créations, accompagné de sa troupe qui s’étoffe au fils des ans. Il prend la direction pendant trois saisons d’un théâtre situé au sein d’un hôpital psychiatrique à La Verrière, puis d’un théâtre municipal, lieu pluridisciplinaire de création et de programmation qu’il dirigera pendant trois années.

Parallèlement à ce travail théâtral il continue à écrire des poèmes, ressort sa guitare, les poèmes deviennent des chansons. Un répertoire original voit peu à peu le jour.

Coaché en voix par Nathalie Bonnaud à l’ATLA, accompagné par Manu Larouy au Studio des Variétés, il croise Benjamin Georjon en coaching scénique, fait ses premiers concerts dans les Yvelines, à Montrouge et à Paris.

En 2020 il est accompagné en développement de projet par la Manufacture chansons à Paris. C’est alors qu’il choisit de prendre le nom de jeune-fille de sa mère, Demon – qui se prononce « deumon », pour nom d’artiste. Comme un retour aux sources, une prise de conscience de l’enracinement dans le trauma de sa condition d’artiste.

À travers ses chansons Demon convoque l’absence, l’Amour, la folie et autres failles de nos vies. Accompagné d’une Telecaster et d’une réplique de Princeton ‘64, sa voix se promène entre ciel et terre, les fêlures de l’âme se distillent au fil des chansons, les rythmiques rock promettent à l’aube une réconciliation. Car au fond c’est là qu’est la source artistique de Demon : la puissance cathartique de l’art, art qui donne à la vie la peine d’être vécue. Les textes de Demon dansent sur la brèche, magnifient nos blessures et s’invitent sur les chemins sinueux d‘un Thiéfaine ou d’un Bashung, là où la poésie nous console de vivre.

Avis et commentaires sur  Demon

Réponses